Une réforme entrée en vigueur le 1er avril 2025
Annoncée fin 2024 dans le cadre du projet de loi de finances, la réforme du Prêt à Taux Zéro est officiellement entrée en application le 1er avril 2025.
Elle a mis fin à la restriction historique qui limitait le PTZ dans le neuf aux zones dites « tendues » : A, A bis et B1. Depuis cette date, le PTZ est accessible pour l’achat ou la construction d’un logement neuf sur tout le territoire, sans distinction de zone, que le bien soit un appartement en collectif ou une maison individuelle.
Le dispositif a ensuite été confirmé et prolongé jusqu’au 31 décembre 2027, avec une actualisation des règles applicable depuis janvier 2026.
Ce qui a changé concrètement
Une ouverture du PTZ neuf à l’ensemble du territoire
Le zonage ne conditionne plus l’accès au neuf. Que le projet se situe en zone A bis ou en zone C, l’achat d’un logement neuf reste éligible au PTZ.
Le zonage continue en revanche d’influer sur le montant accordé : plus la zone est tendue, plus le plafond d’opération et la quotité finançable sont élevés.
Le retour des maisons individuelles neuves
Les maisons individuelles neuves sont éligibles, ce qui n’était plus le cas depuis 2024.
La quotité qui leur est appliquée reste toutefois plus faible que pour le collectif. Ce choix permet de concilier le soutien à l’accession et les objectifs de sobriété foncière.
Un montant calculé selon une quotité variable
Pour un appartement neuf : entre 20 % et 50 % du coût de l’opération, selon les ressources.
Pour une maison individuelle neuve : entre 10 % et 30 % du coût de l’opération, selon les ressources.
Le montant maximal du PTZ peut atteindre 180 000 € pour un ménage de cinq personnes ou plus situé en zone A bis et appartenant à la tranche de ressources la plus favorable.
Des conditions spécifiques dans l’ancien
Dans l’ancien, le PTZ reste circonscrit aux zones détendues, B2 et C, et conditionné à la réalisation de travaux représentant au moins 25 % du coût total de l’opération.
Des conditions d’éligibilité inchangées sur le fond
Le PTZ demeure réservé aux primo-accédants, c’est-à-dire aux personnes n’ayant pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux années précédant la demande.
Il est accordé sous conditions de ressources, appréciées à partir du revenu fiscal de référence de l’année N-2. Pour une demande déposée en 2026, ce sont donc les revenus de 2024, figurant sur l’avis d’imposition 2025, qui sont pris en compte.
Les plafonds de ressources ont été revalorisés à l’occasion de cette actualisation 2026, élargissant mécaniquement le nombre de ménages éligibles.
Le logement financé doit devenir la résidence principale de l’emprunteur. Par ailleurs, le PTZ ne peut jamais financer la totalité d’un projet : il vient obligatoirement en complément d’un prêt immobilier classique.
Un cadre désormais plus lisible pour les projets de 2026
Pour les futurs acquéreurs, le message est clair : les projets qui étaient éligibles en 2025 le restent en 2026, à condition de respecter les critères de ressources, de zonage et de nature du bien.
Contrairement à la situation de 2024, où le dispositif était source d’incertitude dans l’attente des arbitrages budgétaires, le PTZ 2026 s’inscrit dans la continuité, avec une visibilité assurée jusqu’à la fin de l’année 2027.